La Colère comme vecteur de changement

« Dirigée avec précision, la colère peut devenir une puissante source d’énergie au service du progrès et du changement », Audre Lorde
Depuis des mois, la rage nous habite. Bon en vrai depuis toujours, mais ces derniers mois, de nombreux événements ont ravivé notre colère : le génocide qui se déroule sous nos yeux, GLB qui parle de « coups de génie », les dingueries qu’on entend autour du procès de Dominique Pelicot, un gouvernement qui nous condamne pour les cinq prochaines années, la RTBF qui réalise une « » » »parodie » » » » transphobe, de nouvelles agressions au bois de la Cambre, la liberté de la presse partout en péril, les 13 féminicides de trop en 2024…
Alors quoi face à tout ça on ne devrait pas être en colère ? Parce que c’est être hystériques, émotives, irrationnelles, excessives ? On le sait, la société n’aime pas la colère des fxmmes et des minorités. On veut nous faire croire qu’elle est déplacée, irrationnelle, qu’elle décrédibilise nos combats. Autant d’arguments pour nous silencier, car la violence, la vraie, elle est ailleurs. Elle nous frappe de plein fouet tous les jours. La véritable violence, c’est l’inaction fasse aux VSS, à la précarité, au racisme, c’est la volonté des privilégié·es à vouloir maintenir les systèmes de domination.
Il est temps de renverser la violence et de revendiquer haut et fort notre colère. Suivons ce que Bell Hooks ou encore Audre Lorde nous ont enseigné : transformer la colère en force politique. Comme le souligne Sara Ahmed : « La colère féministe est une réponse à la violence, elle est déjà une forme de résistance. ». Cette colère a été vectrice des mouvements sociaux à travers l’histoire : les émeutes de Stonewall, qui ont jeté les bases des luttes LGBTQIA+, les suffragettes qui ont brisé des vitrines et des chaînes pour arracher le droit de vote aux femmes ou plus récemment le mouvement Ni Una Menos en Argentine qui a abouti au droit à l’avortement. Jamais plus ne soyons honteux·ses d’être en colère, apprenons à vivre avec, transformons-la en force créatrice, prenons soin de nous « malgré elle » et sentons-nous légitimes.
Nos rédacteurices aussi sont véner. Contre l’inceste, contre les violences sexistes et sexuelles, contre les injustices, contre les mecs toxiques, contre le patriarcat. Des textes, des slams, des poèmes qui jaillissent de ce ras-le-bol collectif pour faire résonner cette rage sur papier. Parce que c’est là que commence le changement : par cette énergie brute, cette force créatrice qui ne demande qu’à exploser. Nous espérons que ces mots trouveront écho en vous, qu’ils vous inspireront. Car sans colère, pas de révolution.
Alors pour toujours, soyons fortes, fières, féministes, et en colère !
Le programme en détail :






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